Comment assécher un vide sanitaire humide ?

L’espace vide entre le plancher et le sol de la maison permet d’isoler la dalle de béton et d’empêcher la montée de l’eau, qui génère de l’humidité dans la maison. L’humidité et les moisissures peuvent parfois s’accumuler dans l’espace, ce qui affecte la qualité de l’air de la maison et provoque du froid et de l’humidité, voire des moisissures. Comment assécher un vide sanitaire et obtenir une maison saine sans problèmes d’humidité ?

Quelles sont les causes de l’humidité dans le vide sanitaire ?

Il existe plusieurs raisons pour lesquelles un vide sanitaire est trop humide :

  • des fuites du sous-sol,
  • l’évaporation en raison des différences de température
  • une mauvaise ventilation,
  • l’inondation par les eaux de pluie.

Pour assécher un vide sanitaire trop humide, il est donc important de trouver l’origine de l’humidité afin de mieux la prévenir.

Pourquoi assécher votre vide sanitaire ?

L’eau qui stagne dans le vide sanitaire ne circule pas et ne s’évapore pas dans le sol de la maison. Il crée de l’humidité dans la maison et peut amener des moisissures dans la maison. En outre, les poutres en bois du vide sanitaire peuvent pourrir et mettre en danger la structure de la maison elle-même.

En outre, cette humidité contribue également à l’augmentation des factures de chauffage. Il est en effet plus difficile de chauffer une atmosphère humide et il faut souvent pousser la chaudière pour obtenir la bonne température.

Vidange de l’eau dans le vide sanitaire

Si de l’eau s’est accumulée dans le vide sanitaire, notamment lors de fortes pluies, il faut d’abord l’évacuer à l’aide d’une pompe pour vide sanitaire. Vous pouvez en louer un dans un magasin de bricolage, mais si le problème se répète, autant l’acheter. Pour moins de 100 euros, vous disposerez d’une pompe submersible efficace.

Lorsque toute l’eau a été pompée, n’oubliez pas de débarrasser le vide sanitaire de tous les débris et insectes ou animaux morts qui pourraient s’y trouver afin d’empêcher la prolifération des bactéries.

L’étape suivante consiste à trouver la source de l’humidité. Si l’eau provient de l’eau de pluie, vérifiez qu’elle est correctement raccordée au système d’eau de pluie et corrigez tout raccordement défectueux. Parfois, l’humidité dans le vide sanitaire est simplement due à un blocage des ouvertures de ventilation. Dans ce cas, il suffit de dégager les aérations pour permettre à l’air de circuler et à l’humidité de disparaître. Si la source n’est pas connue, une expertise technique peut être nécessaire pour trouver les causes.

Une fois la cause de l’humidité identifiée et la solution trouvée pour y remédier définitivement, il ne faut plus laisser l’eau stagner dans le vide sanitaire.

Isolez votre vide sanitaire

L’une des meilleures façons d’empêcher l’humidité de s’accumuler dans le vide sanitaire est de l’isoler. Différents types d’isolants peuvent être utilisés pour isoler un vide sanitaire :

  • Panneaux en polystyrène,
  • mousse de polyuréthane,
  • ouate de cellulose,
  • laine minérale ou végétale, etc.

Comment choisir une bonne isolation pour mon vide sanitaire ?

Les panneaux de polystyrène sont faciles à installer et offrent de bonnes performances énergétiques à faible coût. Les plaques de polystyrène expansé, d’une épaisseur de 16 à 19 cm, peuvent atteindre un coefficient de résistance thermique de 5 m².K/W pour un coût inférieur à 10 € par mètre carré, mais l’empreinte carbone de cet isolant est assez désastreuse.

La mousse de polyuréthane pulvérisée offre la même résistance thermique avec seulement 11 cm d’épaisseur. Le prix reste raisonnable, environ 10 euros pour cette épaisseur, mais le coût environnemental est aussi élevé que pour les autres isolants synthétiques.

Les rouleaux de laine de verre offrent une résistance thermique de 5 m².K/W avec une épaisseur de 16 à 21 cm pour un coût d’environ 5 euros par mètre carré. Le bilan environnemental de la laine de verre n’est guère meilleur que celui du polystyrène.

La laine de chanvre est plus écologique, mais aussi beaucoup plus chère, environ 20 euros par mètre carré pour une résistance thermique équivalente.

La ouate de cellulose est l’isolant le plus écologique. Pour une bonne résistance thermique, il faut compter sur une épaisseur d’une vingtaine de centimètres, à environ 15 euros le mètre carré. Ce matériau d’isolation possède un avantage indiscutable sur les autres : sa capacité hygroscopique. Il a une bonne capacité à absorber l’excès d’humidité en hiver et à la restituer en été.

Comment isoler un vide sanitaire ?

Pour isoler un vide sanitaire, on peut isoler le plafond avec des panneaux ou des rouleaux isolants ou avec de la mousse en spray. Cette technique d’isolation nécessite toutefois un vide sanitaire suffisamment haut (au moins 80 centimètres). Cependant, elle a l’avantage de mieux isoler la maison contre le froid et donc de réduire la facture énergétique.

Si le vide sanitaire n’est pas assez haut, vous devrez opter pour la solution de l’isolation du sol par pulvérisation ou soufflage. L’utilisation d’une isolation granulaire présente un avantage supplémentaire : les granulés restent isolants même lorsqu’ils entrent en contact avec de l’eau.

La meilleure technique consiste à isoler le sol et le plafond du vide sanitaire après avoir posé un pare-humidité. De cette façon, l’eau ne peut pas monter dans cet espace, qui restera propre.

Le coût total de l’opération, réalisée par un spécialiste RGE (agréé en tant que vérificateur environnemental), se situe entre 40 et 60 euros par mètre carré, en fonction du matériau isolant et de la technique utilisée.

Ventiler pour sécher

Une fois que le vide sanitaire a été isolé, vous devez également penser à la ventilation. Si la ventilation naturelle à l’aide de bouches d’aération est efficace, vous devez cependant vous assurer que les bouches d’aération sont installées de manière à empêcher les rongeurs et les insectes nuisibles de pénétrer. Pour une bonne ventilation, vous devez avoir au moins 0,5 % de la surface de votre vide sanitaire couverte par des évents, placés à chaque extrémité de la surface. Dans tous les cas, il est conseillé d’installer une VMC hygroréglable, qui détecte le taux d’humidité et se déclenche lorsque le niveau prédéterminé est atteint. L’installation d’une VMC dans un vide sanitaire nécessite 500 à 1000 euros.

La ventilation mécanique à l’aide de ventilateurs adaptés peut compléter une ventilation naturelle insuffisante. La VMC simple flux extrait l’air par des unités d’extraction et rafraîchit l’air dans le vide sanitaire. Si le vide sanitaire est bien isolé, il est possible d’installer une VMC double flux, plus écologique. La plus efficace est la VMI, ou ventilation mécanique par insufflation, qui consiste à injecter de l’air propre et chaud dans le vide sanitaire et à expulser l’air humide et frais. Le coût de l’installation d’un VMI par un professionnel se situe entre 2000 et 3000 euros.